A l'affiche en 2011: deux pièces de Tchékhov

LES MOTS DU METTEUR EN SCENE:

Anton Tchéhov: L'ours & Une demande en mariage

TCHEKOV / Patrick André
TCHEKOV / Patrick André

Il semble qu’il n’arrive jamais rien dans le théâtre de Tchekhov. D’où sa ressemblance avec nos vies : que nous arrive-t-il, à nous ? sinon des petits riens. Et pourtant ce théâtre désenchanté reste imprégné de grâce et cet écrivain impitoyable pénétré de tendresse.

En dépit de tout, le goût de la vie est le plus fort. Sous la carapace grossière, il existe en chacun de nous un besoin de communication et un élan vers la vérité, jusque dans nos illusions. Le mensonge peut être débusqué ; alors commence la vie intérieure.

Tchekhov se contente de peindre la vie, de montrer simplement, modestement les choses. Son œuvre n'enseigne rien, mais, pourtant, elle donne des leçons. Avant tout, Tchekhov est un artiste : « Mon rôle n'est que d'avoir du talent, autrement dit de savoir distinguer ce qui est important de ce qui ne l'est pas, de savoir éclairer les personnages et de leur faire parler leur langue. »

 

L’ours

Un propriétaire terrien, ours mal léché, vient réclamer à une jeune veuve une dette contractée par son défunt époux. Echauffé par l’opposition virulente de la jeune femme, il la demande en mariage après l’avoir provoqué en duel.

 

Une demande en mariage

Un jeune voisin, quelque peu maladif, vient faire sa demande en mariage. De ses balbutiements naît une discussion d’affaires violente où le ton monte jusqu’à la rupture. Réconciliés, les deux jeunes gens finissent par s’accorder, tout en restant campé chacun sur ses positions.

 

                                                       Eric André

 

TCHEKOV  /  M.-F. Jay
TCHEKOV / M.-F. Jay